Vincent Cassel, maître de cérémonie: Le comble du chic c'est la discrétion

Date 16/5/2006 0:00:00 | Sujet : Divertissement

"Je ne vais pas en rajouter des caisses", affirme l'acteur français Vincent Cassel à propos de rôle de maître de cérémonie (MC) lors de l'ouverture et de la clôture du Festival de Cannes, car pour lui "le comble du chic c'est la discrétion".

"C'est sûr que je ne peux pas arriver en robe, donc je vais la jouer très simple", plaisante le comédien, qui avait lui-même fait sa première apparition à Cannes pour présenter "La Haine", où il jouait sous la direction de Mathieu Kassovitz (1995).


"Je rêvais d'être un MC. C'est la première fois que c'est un homme qui le fait. Après avoir joué les méchants dans pas mal de films, je voulais rejoindre ma femme dans le panthéon du glamour", lance Vincent Cassel, dont l'épouse, l'Italienne Monica Bellucci, a déjà endossé le rôle de maîtresse de cérémonie et fait partie cette année du jury de la Palme d'or.


"C'est un exercice casse-gueule parce qu'il y a beaucoup de gens qui regardent, mais finalement le cahier des charges est assez simple : on m'a demandé de rester français avec une petite pointe d'international et une bonne dose de glamour", explique-t-il dans un entretien à l'AFP.


"Ca me va de jouer le Français pour le monde. Ca me fait assez marrer de jouer ce rôle, puisque c'est ce que fais dans mes films à l'international" comme "Ocean's 12", ajoute l'acteur, fidèle à son style décontracté en petit pull rose et chemise beige.


"Il y a aussi le challenge de ne pas se chier dessus à ce moment-là. C'est comme de monter sur un ring, ça m'excite de voir comment je vais m'en sortir", note l'acteur, qui fêtera ses 40 ans en novembre.


Malgré l'image de rebelle impulsif qui lui colle à la peau depuis "La haine", il est catégorique : "Je n'ai jamais refusé le glamour". "A chaque fois que je suis allé à Cannes, j'ai joué le jeu, même si je n'aime pas mettre un noeud-papillon parce que je trouve que ça fait un peu pingouin".


Vincent Cassel envisage son rôle de façon très professionnelle : "Je vois ça comme un boulot".

Et il avoue aussi avoir été "un peu déçu" par son premier séjour à Cannes. "J'ai vu l'envers du décor, je n'avais pas compris que Cannes était avant tout un marché, le plus grand marché du film du monde", explique le comédien, qui s'apprête à incarner au cinéma Jacques Mesrine, l'ex-ennemi public numéro un, sous la direction de Jean-Francois Richet.


"Finalement maintenant je vois que c'est non seulement un marché mais aussi un spectacle, et je fais aussi partie du spectacle", analyse-t-il, avant d'ajouter : "Dès qu'on a une tête connue, c'est un endroit qui n'est pas vivable".


Pour la 13e année consécutive, Canal+ diffusera en clair les cérémonies d'ouverture (mercredi 17 mai à partir de 19h00) et du palmarès (dimanche 28 mai à 19h30).





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