L'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères dit appuyer l'établissement d'un Etat palestinien à condition que cela soit "l'aboutissement d'un processus" de pourparlers israélo-palestiniens. "Je suis d'accord avec le résultat final" du processus, a dit M. Kissinger qui s'exprimait lors d'une interview diffusée mardi soir par CNN. Washington et Londres ont multiplié dernièrement les déclarations d'appui à l'établissement d'un Etat palestinien, rappelle-t-on. Le président George W. Bush a fait savoir il y a quelques semaines que "l'idée d'un Etat palestinien s'est toujours inscrite dans la vision" américaine dans le cadre d'une solution de paix globale au conflit du Proche Orient, alors que le Premier ministre britannique a fait part de l'appui de son gouvernement à "un etat palestinien viable" lors de ses entretiens de lundi à Londres, avec Yasser Arafat. Reproches palestiniens D'autre part, des Palestiniens ont reproché mardi à Israël de n'être pas allé assez loin dans l'allégement du bouclage de zones sous administration palestinienne. Sous la pression des Etats-Unis, Israël a entrepris l'assouplissement du bouclage militaire de certaines zones de Cisjordanie. Israël a dit qu'il levait progressivement les restrictions dans "les zones où le conflit, qui a éclaté il y a un an, s'est apaisé ces derniers jours", et qu'il continuerait de faire de même partout où le calme reviendrait. Le président du parlement palestinien, Ahmed Korei, a toutefois déploré que certains bouclages subsistent. Il est impossible pour des dizaines de milliers de Palestiniens de travailler en Israël et la circulation entre de nombreuses localités palestiniennes de Cisjordanie et de la bande de Gaza reste soumise à des restrictions imposées après le déclenchement de l'intifada l'an dernier. Complications autour du cachemire Parlant du problème du Cachemire qui figure au nombre des sujets de discorde à l'ordre du jour des discussions du secrétaire d'Etat Colin Powell, au Pakistan et en Inde, Kissinger a jugé "impossible" que des puissances étrangères à la région puissent le résoudre. "Il se trouve hors de notre contrôle", a-t-il affirmé, estimant néanmoins que des efforts diplomatiques appuyés de la part des Etats-Unis pouvaient contribuer à "calmer la tension" qui prévaut entre Islamabad et New Delhi sur le sujet. Concernant d'autre part la proposition faite par l'Iran d'aider au sauvetage et au rapatriement de membres des forces armées US qui pourraient se retrouver sur son territoire dans d'éventuelles situations de détresse, M. Kissinger l'a qualifiée de "premier geste" susceptible d'avoir un impact positif sur les rapports entre les deux pays. Washington a fait savoir que "tout rôle positif" de la part de l'Iran serait le bienvenu. Le New York Times a fait savoir que la proposition de Téhéran transmise par l'intermédiaire de la diplomatie suisse, était en échange du respect de l'intégrité de l'espace aérien de l'Iran, durant "l'offensive militaire US en Afghanistan.
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