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Divertissement : King Kong revisité par Peter Jackson débarque au Maroc

   
 
Posté par kamal le 14/12/2005 0:00:00 (20 lectures)

les aventures de "King Kong" filmées par Peter Jackson, réalisateur multi-oscarisé du "Seigneur des Anneaux", débarquent en force sur les écrans marocains, après une première exceptionnelle à New York le 5 décembre.

Photo: Tournage du film "King Kong" de Peter Jacksonavec Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody...

Pour raconter les aventures du grand singe et de la frêle jeune femme blonde, le Néo-Zélandais Peter Jackson a bénéficié d'une marge de manoeuvre sans précédent permise par le succès de la trilogie du "Seigneur des Anneaux" et d'un budget de 207 millions de dollars.


Jackson a réalisé son rêve : interpréter à sa façon son film préféré, celui qui à 9 ans l'a selon lui incité à devenir cinéaste, le classique de Merian Cooper de 1933 avec Fay Wray. Pendant trois heures - quasiment deux fois plus que l'original - le réalisateur-producteur-coscénariste de 44 ans retrace cette improbable rencontre entre un gorille vieillissant et fatigué, le dernier de sa race, et une jeune femme, Ann Darrow, actrice naufragée sur cette île hostile où elle a suivi un ambitieux cinéaste.


La longueur exceptionnelle de l'oeuvre, alors que le roi Kong lui-même n'apparaît qu'à l'issue de la première heure - a permis au réalisateur, sans la moindre entorse au scénario original, d'exploiter au mieux et dans les moindres détails les ressorts essentiels du film de 1933 (réalisé par Merian Cooper et Ernest Schoedsack): la terreur de l'homme confronté à des monstres effrayants et les rapports subtils de la belle et la bête.


"Y a-t-il un jeune qui n'ait pas envie de voir un gorille de 8 mètres se battre contre des dinosaures, se faire capturer et embarquer pour New York, s'évader, tout casser pour retrouver la femme de sa vie, grimper au sommet du plus haut gratte-ciel du monde et défier des avions lancés à son assaut ?", déclare l'acteur Kyle Chandler, qui incarne dans le nouveau "King Kong" l'arrogant jeune premier Bruce Baxter. "C'est une histoire géniale, et elle va encore une fois captiver le monde", estime-t-il.


Côté monstres, ce nouveau "King Kong" n'a évidemment rien à envier à ses prédécesseurs, grâce aux images numériques. Moins caoutchouteux que ceux de 1933, dinosaures et tyrannosaures envahissent l'écran et se dévorent à belles dents. Peter Jackson a rajouté à cette ménagerie quelques insectes géants et de gigantesques limaces mangeuses d'homme, clin d'oeil à "Jurassic Park" et autres "Indiana Jones".

Séquences de pure poésie


La palme revient à Kong lui-même, qui a pris dans cette troisième version l'apparence d'un gorille à poil gris, se déplaçant à quatre pattes et doté d'un faciès qui reflète toute la gamme des émotions humaines. Sous l'épaisse fourrure se cache Andy Serkis, qui incarnait Gollum dans la trilogie du "Seigneur des anneaux", et joue, outre celui de Kong, le rôle de Lumpy, le cuisinier.


Mais la force de ce troisième "King Kong" réside aussi dans l'interprétation de la "belle", incarnée par Naomi Watts, qui apprivoise la bête, la prend en affection et provoque involontairement sa capture et sa mort. Moins "bimbo" que Fay Wray, dans le film de 1933, moins hystérique que Jessica Lange dans le film de John Guillermin (1976), elle progresse subtilement de la pure terreur à une profonde affection pour ce monstre arraché à son milieu naturel.


Peter Jackson a d'ailleurs ajouté au scénario quelques séquences de pure poésie, comme celle où Kong, arraché à sa jungle tropicale, découvre la glace d'un lac gelé de Central Park, sur laquelle il pirouette en transportant sa belle. Renouant avec le film d'origine, le réalisateur a situé l'action au moment de la Grande dépression, et non à l'époque contemporaine comme le "King Kong" de 1976. Il ne voyait pas comment justifier "dans un contexte actuel" les biplans qui attaquent le grand singe au sommet de l'Empire State Building, une scène qui constitue, selon lui, "le clou du film".


Pour retrouver le décor et l'âme de ces années, le New York de la Dépression a été reconstitué en Nouvelle-Zélande, par quartiers entiers, complété par quelque 90.000 immeubles dessinés sur ordinateurs par une équipe de 500 graphistes et spécialistes des effets spéciaux. En trois ans, producteurs et décorateurs ont visité l'Empire State huit fois afin d'en saisir tous les détails, entrée, sommet, reconstruits ensuite à des milliers de km de là, indique la porte-parole du building, Lydia Ruth.


L'équipe de tournage a dû aussi venir dans la Grosse Pomme et sur le building même, d'où Peter Jackson a longuement filmé la ville. "Nous sommes très contents (de retrouver King Kong). Peter Jackson lui-même a dit que, bien qu'il soit imaginaire, il avait l'impression de reconstituer un moment historique" dit Mme Ruth, relevant que si "dans le passé nous avons fait de King Kong une star", c'est lui qui aujourd'hui fait de nouveau ardemment parler de l'emblématique gratte-ciel Art Déco.

 
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