rois sociétés, Orange, SFR et eTF1, sont en lice pour décrocher vendredi les droits mobiles de la Ligue 1, que la Ligue de football professionnel (LFP) a mis aux enchères pour la première fois.
Ces droits, qui portent pour deux saisons (2006-2008), permettent de diffuser des images du championnat de France (courts extraits et résumés de matches) sur certains téléphones portables.
Ils sont actuellement détenus par Orange, depuis 2001 et jusqu'en juin 2006, pour une somme de huit millions d'euros par an. La filiale de France Télécom offre ainsi à près de 700.000 abonnés haut débit la possibilité de voir en léger différé des buts et des extraits de rencontres de Ligue 1.
Toujours très prudent quand il s'agit d'argent, le président de la LFP Frédéric Thiriez dit viser "le maintien" des sommes actuelles et ne pas attendre "monts et merveilles" de ce contrat.
"C'est un contrat intérimaire parce que la vraie révolution technologique du secteur aura lieu en 2008 avec une nouvelle norme de diffusion", assurait-il mi-décembre lors du lancement de l'appel d'offres.
Mais le simple jeu de la concurrence peut faire espérer aux dirigeants des clubs professionnels une augmentation. Il y a six ans, Orange était en effet le seul à avoir manifesté de l'intérêt pour une forme de diffusion qui n'existait pas: la technologie de l'époque ne permettait pas encore de diffuser des images sur des téléphones portables.
Toutefois, à l'heure où le rapprochement entre Canal+ et TPS fait redouter au football français une future baisse de ses revenus de télévision à l'échéance des fameux "600 millions" du contrat actuel (2008), la téléphonie mobile constitue une source nouvelle de recettes potentielles.
L'appel d'offres, dont le verdict sera connu après le conseil d'administration prévu vendredi matin, a d'ailleurs suscité un intérêt de nombre d'acteurs du secteur puisque pas moins de dix sociétés ont retiré un dossier de candidature auprès de la LFP début janvier (Orange, SFR, Canal+, M6, TPS, Eurosport, Sporever, eTF1, Index Multimedia et Sportfive).
Mais seules trois ont voulu aller plus loin après avoir pris connaissance des exigences de cet appel à candidatures, qui concerne aussi les droits mobiles de la L2, mais pour une seule saison (2006-2007).