es auteurs présumés des attentats du 21 juillet dans la capitale britannique étaient interrogés samedi, après de spectaculaires opérations de police menées la veille à Londres et Rome.
L'un des hommes arrêtés vendredi dans le quartier londonien de Notting Hill (ouest) est un cinquième poseur de bombe présumé, dont l'engin avait été retrouvé samedi dernier dans un parc de Londres, a affirmé samedi la télévision Sky News. Cet homme est Wahbi Mohammed, 23 ans, le frère de Ramzi Mohammed, un des quatre autres suspects dans les attentats du 21 juillet, selon Sky News.
Il a été arrêté en même temps que Mokhtar Saïd Ibrahim, déjà connu par la police comme un des poseurs de bombe présumé, et Ramzi Mohammed, selon Scotland Yard.
Un porte-parole de Scotland Yard a confirmé samedi que Ramzi Mohammed était bien l'auteur présumé de l'attentat manqué perpétré à la station Oval (sud de Londres).
Il a été interpellé au cours d'un opération d'envergure vendredi dans un quartier de l'ouest de Londres, menée par des commandos d'élite qui ont fait usage de ce qui semblait être des grenades incapacitantes, selon l'AFP sur place.
Au même moment à Rome, le ministre italien de l'Intérieur a annoncé l'arrestation d'un Britannique d'origine éthiopienne, nommé Osman Hussain, qu'il a présenté comme l'un des auteurs des attentats. Il serait l'auteur de l'attentat de la station de métro de Shepherd's Bush, dans l'ouest de la capitale britannique.
Scotland Yard a confirmé qu'Osman Hussain était recherché dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 21 juillet et qu'"un mandat d'arrêt" avait été lancé contre lui.
Un cinquième terroriste présumé, Yacine Hassan Omar, auteur de l'attentat raté du métro de Warren Street, avait été arrêté dès mercredi à Birmingham (centre de l'Angleterre).
Malgré ces spectaculaires arrestations, Scotland Yard restait samedi sur le qui-vive et a annoncé l'arrestation de deux hommes à Leicester (nord de Londres) dans le cadre de la loi antiterroriste.
Les attentats du 21 juillet n'ont pas fait de victimes car les bombes n'ont pas explosé, contrairement à ceux du 7 juillet, qui ont fait 56 morts.
L'homme arrêté à Rome a déjà confessé sa participation, selon la presse italienne, mais il affirme que son objectif n'était pas de tuer. "J'y étais moi aussi le 21 juillet. Ils m'avaient donné un sac à dos pour faire une action de démonstration" de force, a-t-il dit selon La Stampa, qui cite un agent italien anonyme ayant participé vendredi à l'arrestation.
"Nous ne voulions pas tuer mais seulement semer la terreur", a-t-il dit au cours de l'interrogatoire, selon le journal La Repubblica, qui ne cite pas ses sources.
Selon la presse italienne, l'arrestation s'est faite grâce à la complicité de la personne chez qui il habitait. Il Messaggero et La Repubblica affirment que le propriétaire, ou locataire, de l'appartement dans lequel se trouvait le jeune homme a fourni les clés du logement à la police pour faciliter l'opération.
Samedi, la presse britannique saluait unanimement la capture de ces hommes, mais s'inquiètait de la possibilité d'autres attaques. La presse suit notamment la piste zambienne, après l'annonce de l'arrestation d'un Britannique d'origine indienne et présenté comme possible cerveau des attentats du 7 juillet. Le Times et le Sun affirment tous deux, en citant des sources de sécurité zambiennes, que Haroon Rashid Aswat, 31 ans, arrêté en Zambie, aurait déclaré avoir été un garde du corps d'Oussama Ben Laden.