es attentats contre New York et Washington ont eu comme un effet de tâche sur le monde des finances et l'économie mondiale. Les marchés boursiers américains sont toujours fermés, le pétrole et l'or se sont envolés, les bourses mondiales pour l'essentiel en Europe, restées ouvertes se sont effondrées alors que les cours des obligations décollaient.
Aux Etats Unis, la Banque centrale américaine a sorti son dispositif de crise en indiquant être prête à fournir aux banques toutes les liquidités dont elles auraient besoin. En revanche, le dollar est à son plus bas niveau depuis sept mois vis-à-vis du franc suisse et de la livre sterling, et en baisse sensible face à l'euro.
La chute a également été impressionnante sur les marchés boursiers. Après l'évacuation des bourses de Chicago et de Londres, et l'interruption de la séance à Toronto, la journée s'est soldée en Europe par des pertes record dans des volumes de transactions considérables.
Paris, Zurich et Milan se sont effondrés de plus de 7%, Londres a perdu 5,6%, et Francfort près de 9%. Les valeurs d'assurances et de tourisme ainsi que celles des compagnies aériennes ont été balayées, alors que les pétrolières profitaient de la forte hausse des prix de pétrole.
"Nous sommes plongés dans l'incertitude. Incertitude sur l'évolution de l'économie mondiale, incertitude sur les réactions américaines", commentait Nick Parksons, économiste à la Comerz Bank.
Les experts économiques estiment, quant à eux, que cette attaque au cœur du capitalisme mondial risque de plonger le monde dans la récession car "les risques vont augmenter partout, les coûts des affaires vont grimper du fait des problèmes de sécurité, la confiance va se dégrader partout ailleurs", ont-ils estimé.
Au Maroc aucune incidence tangible n'est ressentie pour le moment, sauf que Bank Al Maghrib a décidé, depuis hier mercredi 12 septembre, de suspendre momentanément la réserve monétaire. En conséquence, elle oblige les banques à maintenir auprès d'elle, et en permanence, des dépôts indisponibles (des réserves) d'un montant égal à 10% au moins de leurs exigibilités à vue, libellés en dirhams, à l'exception de ceux libellés en dirhams convertibles.